Edmond BASSET
Maire de Calais pendant la Troisième République, du 10 décembre 1901 au 17 mai 1908. Les Basset forment une dynastie de chaudronniers du Cantal. C’est cependant à St Pierre-les-Calais qu’il voit le jour, et il ne suit pas la tradition familiale puisqu’il devient dessinateur en dentelles. Très vite, il crée sa propre fabrique de tulle qui, grâce à son esprit d’entreprise, prospère rapidement. Parallèlement à son intense activité professionnelle, il commence à s’investir dans la vie locale, notamment en tant que responsable de l’Union des Employés et Dessinateurs de Calais, ou au sein du club de gymnastique « L’Étoile », qu’il préside jusqu’en 1908. En 1900, il entre au conseil municipal sur la liste conduite par le futur maire Pierre Noyon*, dont il devient le premier adjoint. C’est tout naturellement qu’il lui succède, après la démission ce dernier. Il reste en fonctions pendant six ans et demi. En outre, il est élu conseiller général de 1902 à 1912. C’est sous sa magistrature que sont introduits à Calais les tramways électriques, qu’a lieu le percement de l’avenue de la plage, qu’est créée la « Goutte de lait » et la consultation de nourrissons. Très soucieux de l’enseignement, il fait construire cinq groupes scolaires. C’est lui aussi qui prend la décision définitive de la construction du nouvel hôtel de ville, dernier acte de la fusion des deux villes. Enfin, c’est sous son majorat que sont inaugurés le Monument du Souvenir français (devant le parc Saint-Pierre) et le nouveau Théâtre Municipal. Il laisse dans la mémoire des Calaisiens, très nombreux à assister à ses obsèques, l’image d’un travailleur infatigable et d’un homme intègre, qui avait su gérer les finances locales aussi sagement que les siennes.