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Henri BÉRAET

Il s’engage à dix neuf ans. Blessé et gazé, il termine la grande guerre comme radio. Il passe ensuite six mois en Allemagne dans l’armée d’occupation, puis rentre en France et se marie. Dessinateur en broderie, il donne des cours de radio à l’Aéro-Club de Calais. Demeurant rue de Puebla, au Pont-du-Leu, il est de nouveau mobilisé en 1939. Rendu à la vie civile, il ne tarde pas à s’engager dans la résistance. Devenu opérateur de cinéma au Théâtre des Arts, il envoie inlassablement les messages radio du réseau Jean-de-Vienne à Londres où son fils René a rejoint les F.F.L. Hébergeant chez lui des aviateurs britanniques, il en assure le transfert en zone libre. Le 6 novembre 1942, toute la famille Béraet est arrêtée et transférée à la prison de Loos. Si Jacques et Jeannine sont acquittés trois mois plus tard, leurs parents restent en prison. Henri Béraet est fusillé le 27 août, en même temps que d’autres agents du réseau Jean-de-Vienne. Son épouse, Jeanne Fourchelot, sera ensuite déportée en Allemagne d’où elle reviendra, très affaiblie, au printemps de 1945. C’est alors seulement qu’elle aura confirmation de la mort de son époux.