Retour a la lettre B

Gaston BERTHE

Naissance: 0000 Décès: 1952
Maire (socialiste) de Calais pendant la Quatrième République, du 19 octobre 1947 au 28 mars 1952 (sauf pendant trois semaines, en février 1950). Élève de l’institution Saint-Pierre, il s’engage à l’hôpital militaire pendant la guerre 14-18. Fabricant de tulles rue Deneuville puis rue de Vic, il demeure rue Descartes. En 1940, réfugié à Balinghem, il organise un réseau d’évasion pour les aviateurs alliés tombés dans le Calaisis. Surnommé le « Père tranquille de la Résistance », il est arrêté (avril 1943), interné à Loos puis en Belgique, et déporté en camp de concentration. Physiquement très affaibli, il revient d’Allemagne deux ans plus tard, le jour de l’anniversaire de ses enfants. Il devient Président des anciens résistants et déportés, Élu maire S.F.I.O. avec une très faible majorité, il dirige difficilement une assemblée municipale instable. Sa première décision est d’interdire les bals dans le grand salon de l’hôtel de ville. Son mandat est marqué par le retour des corps des combattants tombés pendant la guerre et la reconstruction de la ville : maternité, hôtel de ville, écoles, digue de mer… Devenu vice-président du Conseil général (1949), il y défend la reconstruction du port. Il est aussi président de l’Association des maires du Pas-de-Calais. Titulaire de nombreuses décorations anglaises, américaines et belges, Gaston Berthe est l’un des rares Calaisiens décoré de la Légion d’honneur aussi bien à titre civil qu’à titre militaire. Il succombe à un infarctus en cours de mandat. Ses funérailles sont les plus imposantes célébrées à Calais depuis celles des marins du Pluviôse. La digue de la plage qui porte son nom est inaugurée peu après, en présence de ses enfants.