Pierre-Marie DEBACQ
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Fils de charpentier, il est lui-même tailleur et concierge. Rien a priori ne le prédisposait à écrire des vers. Pourtant, il en produira sans relâche pendant plus d’un demi-siècle. Lui-même se qualifie de poète fripier, passant le temps dans sa boutique en rêvant de poésie. Il possède un tour d’esprit satirique mais écrit dans un style fade et à rimes pauvres. Quelques-unes de ses œuvres s’inspirent de l’actualité calaisienne mais, le plus souvent, il s’en tient à des lieux communs sur le mariage, les femmes ou le clergé. C’est plus un rimailleur qu’un authentique poète, car « l’Apollon de Calais » (sic !) manque par trop de culture littéraire pour être autre chose qu’un primitif. Mais jamais homme n’aura été plus simple et moins prétentieux. Il chante pour le seul plaisir et, si son existence reste modeste, il l’embellit de ses vers et charme ses contemporains : les personnalités les plus en vue de Calais, comme les Souville, les Le Beau ou les Derheims se flattent d’être de ses amis. Rue Saint Denis, il habite la maison de concierge du docteur Pierre Souville. La ville lui offrira dans l’octroi un poste lui permettant de subsister et, plus tard, elle lui fera une pension jusqu’à sa mort. Ses poèmes sont disséminés dans les journaux locaux et dans le Moniteur, ainsi que dans Mon habit d’Arlequin qu’il a publié en 1828.