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Liévin DELHAYE

Maire de Calais pendant le Second Empire. Ce pur Calaisien, élève-boursier de la ville, devient chargé de famille à la suite du suicide de son père, un gendarme. Il crée en association la première fabrique de tulle fondée à Calais par des Français, et le succès remporté l’amène à s’installer à Paris dès l’âge de 25 ans. Industriel dynamique, il y devient membre du conseil général des manufactures, et reçoit la croix de la Légion-d’Honneur des mains de l’empereur lui-même en 1853. Éloigné de sa ville natale, il y conserve néanmoins de solides attaches et ne cesse de s’entremettre pour en servir à distance les intérêts. Aussi est-ce sans surprise que Napoléon III le désigne comme maire pour succéder à Mayer, le 11 août 1860. Son mandat d’un peu plus de six ans connaît des résultats financiers remarquables. Il achève de payer l’hôtel Dessin, restaure Notre-Dame et le beffroi, crée une école pour filles et l’école de musique, acquiert les terrains du Courgain. C’est l’époque pendant laquelle est aménagé le parc Richelieu. Les électeurs du canton le désignent également pour les représenter au Conseil général. Sa mauvaise santé le contraint à la démission au début de 1867 alors qu’il a, en réalité, déjà quitté Calais depuis un an pour se faire soigner à Paris. Il y décède trois mois plus tard, âgé de cinquante deux ans. Franc-maçon. Une rue donnant sur le boulevard Einstein porte aujourd’hui son nom.