Léon DESSIN
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Petit-fils du fondateur du célèbre hôtel de la rue Royale, il grandit alors que les continuelles guerres napoléoniennes le maintiennent au bord de la faillite. C’est son oncle Louis Quillacq qui assure le redressement de l’entreprise familiale dès le début de la Restauration. Lors du partage des biens entre les deux familles Quillacq et Dessin (1819), l’hôtel de la rue Royale revient à ces derniers et c’est Léon, à peine âgé de vingt ans, qui prend la direction de cet établissement de soixante lits, une tâche qu’il assume avec beaucoup d’efficacité. Cela ne le retient pas de remplir d’autres fonctions, en particulier conseiller municipal (et même adjoint au maire en 1849). L’arrivée du chemin de fer en ville condamne son hôtel et, en 1860, Léon Dessin, qui est aussi fabricant de tulle, le vend à la municipalité. Il ne quitte pas l’hôtellerie pour autant puisqu’il succède à son cousin Auguste Quillacq rue Neuve. Après avoir été pendant quarante ans à la tête du plus grand hôtel de l’histoire de Calais, pour une durée égale consul de Belgique, pendant deux décennies président de la chambre de Commerce (1853-1872), et pendant quarante ans administrateur de l’hospice civil, il avait bien mérité la reconnaissance de ses concitoyens : « Le défunt était aimé et respecté de tous, il n’avait pas un seul ennemi, et c’est tout dire ». Chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’ordre de Léopold de Belgique.