Roger HECQUET
Naissance: 1922
Décès: 1975
Si certains perdent la vie pour un malheureux détail, il en est d’autres que favorise une chance insolente. Ainsi Roger Hecquet. En 1940, devenu mécanicien dans un garage allemand de Calais-Nord, il est l’un des rares Français autorisés à s’y rendre. Bientôt, il collabore avec Jean Le Bihan et Henri Béraet qui organisent l’évacuation des aviateurs anglais cachés en ville. En raison de ses connaissances en mécanique, c’est lui qui conduit la voiture jusqu’en zone libre. Arrêté à Abbeville lors d’un transfert, il s’évade de la Kommandantur en sautant par la fenêtre lors de l’interrogatoire. Le 23 mars 1943, il est de nouveau arrêté pour avoir procuré un revolver à des résistants. Interné à Loos, il est condamné à cinq ans de travaux forcés. Il demeure un an dans la forteresse de Rheinbach, où les Allemands emploient les prisonniers à l’assemblage de détonateurs… qu’il sabote. Dénoncé, il est expédié au camp de Wesseling, d’où il s’évade huit jours plus tard. Il rejoint la Belgique à pied. Ne pouvant rentrer à Calais, il intègre un réseau de résistants belges avant d’être incorporé à l’armée de Patton. Dès la libération de Calais, il est l’un des premiers à y revenir et il s’occupe de l’accueil des rapatriés dans la Maison du Prisonnier. Chevalier de la Légion d’honneur en 1970.