KILLIN
Fils d’un cordonnier de la rue Neuve, il suit les cours de l’Académie de dessin de Calais, est envoyé fort jeune en Angleterre, et revient terminer ses études en France. Nommé secrétaire de l’ambassadeur de Naples à Paris en 1824, il s’occupe déjà de peinture et, à la mort de l’ambassadeur, il se livre tout entier à son art de prédilection. Il vend ses aquarelles, déjà fort appréciées, aux sociétés des « Amis des Arts » d’Orléans, de Dijon et du Havre, où il expose, et soutient sa réputation aux expositions qui ont lieu à Boulogne, de 1837 à 1858. Il expose également plusieurs fois à Paris, et à Bruxelles en 1842. Il compte au nombre de ses commanditaires le roi Louis-Philippe, le prince Louis-Napoléon Bonaparte et la reine des Belges. D’un caractère affable, Killin préfère toutefois aux réunions bruyantes les plaisirs tranquilles du coin du feu en famille. Cruellement éprouvé dans ses affections, il perd successivement ses trois enfants. Dans ses derniers jours, retiré à Samer, il vit dans la solitude et continue de peindre. Il meurt âgé de soixante-neuf ans.