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Ernest LE JEUNE

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Issu d’un Le Jeune et d’une Mollien, il est le dernier représentant de deux familles qui ont marqué l’histoire de Calais. Fils d’un musicien, il entre à dix-huit ans au Conservatoire de Paris. Il en revient cinq ans plus tard pour prendre la direction de la Société Philharmonique. En 1872, il est nommé chef de la Musique municipale qui, sous sa direction, collectionne les triomphes dans les concours et procure à la ville de Calais une flatteuse réputation. Il tient également la baguette au théâtre. Il est encore, pendant vingt ans, professeur de solfège à l’Académie de musique, puis en devient directeur. Pianiste, il est aussi compositeur (opérette, messe, marches…) et c’est lui qui écrit la « Cantate aux Bourgeois de Calais » présentée lors de l’inauguration du monument. Ses talents ne se limitent cependant pas à la musique. Membre de la Société française d’archéologie, membre correspondant de la Société des Antiquaires de la Morinie, il publie une « Histoire de Calais et des pays circonvoisins » (1879-82). Alliant de pair l’art et la science, cet érudit est l’un des promoteurs des études préhistoriques. En 1875, il organise dans la région du Nord une série de conférences de vulgarisation sur cette science, alors naissante. Fouillant aux Noires-Mottes et à Hydrequent, il se spécialise dans l’étude des silex taillés, qu’il va présenter au congrès de Bruxelles. En 1878, il crée les « Annales du Calaisis », une publication toujours très recherchée par les amateurs d’histoire locale. Pendant les dernières années, il est diminué par la maladie qui finit par l’emporter, à cinquante-quatre ans seulement, dans son domicile de la rue de Croÿ. Une rue de Calais Nord, à proximité du Musée, porte aujourd’hui son nom.