Jean-Baptiste PLANTE
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PLANTE Jean-Baptiste (Hanovre, 1775 – 1849, Saint-Pierre) Fils de comédiens, il arrive fort jeune à Calais et y passe le reste de sa vie. Né, pour ainsi dire, sur les planches, il a toutes les qualités pour réussir, dont le feu sacré. Il excelle dans les rôles d’ivrogne et, d’un texte insignifiant, sa verve fait parfois une scène mémorable. Pigault de Beaupré le critique toutefois et conseille « à l’acteur Plante, enfant chéri du parterre, de ne rien changer à ses rôles et d’y apporter de son cru des innovations telles que ledit sieur Plante pouvait avec justice, prétendre à la moitié du droit d’auteur… ».Il joue agréablement du violon et chante dans l’opéra comique. Pour subvenir aux besoins de sa maison, il se fait entrepreneur, directeur de pension bourgeoise, cafetier. Se donnant beaucoup de mal, il ne réussit guère. Il tient plusieurs années durant le « Vauxhall », cette guinguette fondée en 1808 par son père (là où se trouve aujourd’hui le lycée Sophie Berthelot). C’est lui qui crée le « Jardin des Plante » sur un terrain sec et sablonneux, où il tire des feux d’artifice et où il décède. Plante est aussi un citoyen dévoué et, pendant longtemps, il fait partie du corps des sapeurs-pompiers. En société, il est aimable et spirituel. Franc-maçon, ainsi que son fils Théodore, dans la loge d’Antoine Leleux, la Persévérance. Formidable acteur, il a procuré des fous rires à trois générations de Calaisiens. fiche par Ph. CASSEZ.