Jacques-Philippe (5) VENDROUX
Naissance: 0000
Décès: 1988
VENDROUX Jacques-Philippe (5) (Calais, 1897 – 1988, Calais) "Maire de Calais pendant la Cinquième République. Fils du précédent et frère aîné d’Yvonne, épouse de Charles de Gaulle. Effectuant ses études au collège de la rue Leveux juste en face de chez lui, il passe ensuite un an au King’s College de Canterbury. Engagé à dix-huit ans, il est blessé et fait prisonnier en 1918, mais parvient à s’évader et rentre à Calais au moment de l’armistice. Démobilisé, il prend la direction de la biscuiterie familiale, boulevard Victor Hugo, à partir de 1927. En 1940, à la chute de Calais, il est de nouveau fait prisonnier, et emmené en Silésie. Libéré au printemps suivant en tant qu’ancien combattant de la première Guerre mondiale, il participe à la Résistance mais quitte la région car sa parenté avec le général de Gaulle pourrait faire de lui un otage de choix. Réfugié dans le Sud-ouest, il reprend du service après le débarquement de Normandie. Nommé commandant français des contingents militaires et FFI du secteur, il prend part à la libération de Calais avec le commandant Mengin, qui est tué à ses côtés. Pendant un an (1944-1945), il officie comme maire provisoire de Calais, puis reste conseiller municipal (1945-1956). Il est élu député du Pas-de-Calais (1945-1956) et conseiller général (1949-1955), et vend alors la biscuiterie familiale (1953). Le retour aux affaires du général de Gaulle lui permet de retrouver son poste de député (1958-1973). Il devient même vice-président du Parlement européen (1960-1967) et président de la commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée Nationale (1967-1969), président de l’association parlementaire Europe-Afrique, et délégué français à l’assemblée générale des Nations-Unies. Il redevient, en même temps, maire de Calais pour un second mandat beaucoup plus long que le premier : 1959-1969. C’est alors qu’est créée la ZUP du Beau-Marais ; que Calais devient sous-préfecture ; qu’est construite la piscine de Calais nord ; et que démarrent les liaisons avec l’Angleterre par aéroglisseur. Il donne également plusieurs conférences d’Histoire locale, et écrit des livres de souvenirs. Il passe ses dernières années dans sa maison de la rue Neuve. fiche par G. BEAUVILLAIN et P. CASSEZ, collection G. PELTIER.